LE SOURIRE ET SUITE
LE SOURIRE
Quand le sourire sur toi se lève que ta peau dessine la joie,
Le bord ondoyant de ta lèvre semble la vague qui festoie.
Dans tes yeux s'engouffre le temps qui d'un instant fait un regard,
Qui de fuyant devient présent qui dit demain sera trop tard.
Ta voix qui glisse sur les mots qui si bien chante et qui m'enchante
Comme fait ma main sur ta peau qui la séduit et qui la tente.
Tes cheveux comme un horizon de légèreté, de transparence,
T'encadrent comme la raison a le besoin de l'espérance.
Dans tes mains pourtant si petites tu tiens ma vie comme une proie,
Qu'elle y consente ou bien s'agite entre chacun de tes dix doigts.
Dans tes bras, il y a le monde le futur devenu présent,
Il y a l'oubli d e la tombe la vie lourde comme un présent.
Depuis toujours et chaque fois que je t'entende ou bien te voie,
Par le chemin de mon émoi,tu n'es plus toi tu deviens moi.
SUPERPOSITION
L'amour est comme un tout qui mélange les choses
Où chaque mot tout seul porte en lui tous les autres
Il fait que les yeux parlent et que les doigts vous causent
Les voix comme des mains vous atteignent et vous prennent
Se noyer dans des yeux sans chercher à s'enfuir
En rester prisonnier volontaire et heureux
C'est une joie muette qui refuse les mots
Devenu inutiles et qui cherche un écho
C'est une vie errante et fatiguée de l’être
Qui traverse des nuits interminables et sombres
Et l'espoir retrouvé d'un sens à l'existence
Comme l’est la clairière au milieu d'un grand bois
Comme un nageur perdu qui soudain reprend pied
Retrouvant le contact accueillant de la Terre
Un soleil qui se lève après la nuit profonde
Une lumière puissante qui impose sa joie
Les cascades du temps obéissent à la pente
Et le temps qui s'écoule ronge toutes les vies
L'amour qui s'établit repousse les frontières
Et fait de cette fuite naturelle et fatale
Un miroir paisible ou la lumière s’installe.
La présence
Parler de la présence est un pari perdu
Avec de simples mots butant sur leurs limites
Cherchant à définir les facettes multiples
D'un état de l'instant si prompt à disparaître
De la voix familière inscrite dans l'oreille
Au regard abritant la mer et la montagne
Le temps et l'horizon s'estompent dans le loin
Echappent à nos sens en les satisfaisant
Une musique interne remplissant tous les vides
Annexant tous les sons les couleurs et les formes
En unique arc-en-ciel occupant tout le ciel
Nous apporte une joie parente du bonheur
La puissance du mot parlant de la beauté
Fait que le mot lui-même en reste un peu marqué
Comme la main peut faire de délivrer message
Et garder souvenir pour une éternité
Le désir de présence face à l'indifférence
Est le combat constant de la vie de la mort
Et comme la musique annexe notre oreille
La présence existe en occupant tout l'être
L'AMOUR
L'amour est une chanson, dont la musique est le regard
Qui refuse les horizons, du temps qui vient, du temps qui part;
Ses mots traversent le temps et son refrain le dit sans cesse
Vivre la vie en même temps et que toujours jamais ne cesse .
Chacun de ses couplets , en petit monde clos
Fait prisonnier la vie pour mieux lui tenir chaud .
Lorsque elle semble se taire, laissant place au silence
Son souvenir présent , fait parler les absences .
Mélange mystérieux , de musique et de mots ,
Son ambition extrême est d'annexer les cieux.
Elle parcourt le monde cherchant des mots nouveaux
Pour s'arrêter soudain face à de jolis yeux.
C'est la seule chanson que tous au monde écoutent,
Que la vie en soit longue, que la vie en soit courte,
Comme Dieu l'a voulu, après tous leur détours,
Toutes les pluies du ciel, à la mer se retrouvent.
Première rencontre
J'avais cru trouver Dieu, dans le bleu de ses yeux
Mais ce n'était qu'écho, de lumière sur l'eau,
Déformé par le vent, d'un jeune espoir trop fou
Qui me traversait l'âme, et qui parlait trop haut.
Des yeux qui promettaient, ce que chacun attend,
L'envie de se noyer, pour étrangler le temps.
Le rêve universel, à chacun d'entre nous
De vivre sous les cieux, tout en les côtoyant.
Le miracle vivant, du soleil et de l'eau
Réuni un instant, dans un simple regard,
Me permettait de croire, à l'unité du monde
Pour une vie entière, ou pour une seconde.
Imagine ma joie, immense et incrédule,
Et puis mon désarroi, qui le fut tout autant.
Et tu comprendras mieux, pourquoi depuis ce jour,
Malgré ma solitude, j'aime si peu l'amour.
La raison est peut-être, et là je n'en puis mais,
Qu'en moi même le rêve, depuis bien trop longtemps,
Fait partie de mon être, sans lui laisser de trêve,
Et sans laisser de place, à la réalité.
Une Moitié
Une moitié perdue qui toujours se dérobe
Que l’on cherche sans cesse dans la foule des mots
Déguisée et très proche mais pourtant étrangère
Qui veut dire en facile les phrases difficiles
Une moitié de tout, une moitié de rien
Entre les deux moitiés où se joue la frontière
De la partie vécue à la partie rêvée
De celle qui ajoute à celle qui retranche
Comme la mer épouse ou attaque la côte
Calme comme un miroir en amie de la terre
Occupant pacifique chacun de ses recoins
Ou furieuse à l’assaut pour saper la falaise
Une moitié hostile ne pensant qu’à détruire
Ce qui par différence lui parait opposé
La violence et le temps fabriqueront du sable
De la même façon que la folie des hommes
Peut installer la mort au milieu des vivants
Une Moitié
Une moitié per Une La moitié moitié per
Qui dit et moitié veut dire partage
Promet un peu veut davantage
Tu me ressembles et je te prends
Je dis cadeau mais c’est échange
Tu me dissous et je me perds
Je suis complet dans cet échange
Je n’étais qu’homme suis davantage
Du moins je crois c’est l’avantage
J’étais surface vivant de face
Comme l’image en son miroir
Restait figé en interdit
Entre apparences et puis oubli
La moitié seule toujours perdue
Traverse vie en diagonale
Nageant sur mots les yeux fermés
Entre l’amour et l’amitié
Le regard fixe à l’horizon
Cherche réponse après question
Voudrais construire mais ne le peux
Comme arrêté moitié chemin
Après début et avant fin
Mode d’emploi
A travers la vie, pour les jours où il pleut
Amasser du soleil ,chaque fois que l’on peut
Parcourir le monde, pour étirer le temps
Et limer peu à peu la chaîne du passé.
Enterrer chaque jour, sous un tas de chansons
Tout ce qui ne veut pas, rester au diapason
Accueillir le vent, pour la simple raison
Que lui seul fait vivre, chacun de nos cheveux.
Et si le ciel est noir, savoir que demain
Comme il était hier, il pourra être bleu.
Et puis, pour oublier la haine
Cultiver l’amitié, sans rime ni raison.
ETAT DES LIEUX
Merveilleuse ou tragique, comme passent les jours
La tendresse et la haine, en sont les deux couleurs
Entre le oui trop grand, regardant les étoiles
Et le non trop petit, prisonnier de ses murs
C'est la vie de chacun révoltée et soumise
Avec la pensée qui toujours vagabonde
Le soleil se lève pour nous chaque matin
Il sort de l'horizon et sa lumière inonde
Les cimes enneigées et les recoins trop sombres
Il dirige sans fin la nature féconde
Apporte dans nos coeurs les parfums de l'espoir
Sa tiédeur répand la joie de contempler
Et répond aux questions du vouloir tout comprendre
Le regard 20
Le regard est miroir où s'installe le monde
Il est le regard puits ou l'inconnu se noie
Il peut être douceur et porteur de sourire
Ou dur comme la pierre et cousin de l'acier
Il est comme l'eau calme tout de lumière vêtu
Où comme la tempête habitée par la rage
Le regard est fenêtre ouverte sur la vie
Et qui peut exister de multiples façons
Etre tout de surface et balayer l'espace
Pour s'arrêter soudain et fixer un destin
Il est bleu sans frontières à l'image du ciel
Riche de tous les rêves d'un regard infini
Mais il peut très soudain basculer dans l'extrême
Et dire la sentence d'une mort prochaine
Il est dans le visage ainsi que le soleil
Entre chaque nuage il regarde la terre.
Et mieux que notre corps il sait trahir notre âme
Les ans le modifient adouci d'expériences
Mais les chagrins passés et leur goût de souffrance
L'envahissent de vides et trop de différences
Le rendent plus lointain absent jusqu'à l'absence
TENDRESSE
Toi qui nous fais la main si douce,
Qui nous fais le coeur si léger,
De l'amour es tu la promesse ?
De l'amour n'es tu que moitié?
N'es tu qu'un oubli de détresse ?
Où s'empressent les coeurs blessés,
Pour y faire assaut de caresses,
Chacun prenant croyant donner.
Pourquoi Dieu nous fait cette envie?
Pourquoi Dieu nous fait ce cadeau?
Comme le vent donne la vie
A tout le ciel et puis à l'eau.
Comment peux- tu toi si légère,
Si légère, si douce à donner
Te faire ensuite, tout le contraire
Parfois si lourde, à oublier.
Toussaint
Lorsque je parle à Dieu je parle à ceux que j’aime
A ceux que j’ai aimés et qui depuis sont morts
Si Dieu est juste bon lorsque l’homme est cruel
Et puis seulement juste lorsque le droit s’absente
Il n’est que le soleil qui traverse la pluie
Et le jour qui renaît pour oublier la nuit
Il est seule présence lorsque le monde est vide.
Lumière des étoiles dans le ciel sans limites.
Il est source oasis dans le désert aride.
Il est feuille au printemps habillant la brindille.
Il est fleur colorée en promesse fragile
En attente du fruit promis pour l’avenir.
Les chants de la Toussaint en honorant les morts
Refusent que des voix à jamais se soient tues.
Que des mots prononcés à jamais soient perdus
Que des yeux si vivants à jamais soient fermés.
Dieu est né de l’espoir, de celui que des fleurs.
Puissent dire à des morts le refus de l’oubli.
EXTRAIT FIDELE DE LA BIBLE
Dieu se trompa deux fois : ses débuts étaient bons
Il avait créé l'homme après le paradis,
L'ordre régnait partout. ainsi que le bonheur;
Il eut peur que l'ennui n'altère son chef d'œuvre,
Et ne sut résister à l'envie de créer :
Adam conçu sans femme, tout de suite après l'ange,
A conservé pour lui la précédente image !
Voyant sa réussite douée de perfection,
A partir de la côte, Dieu fit photocopie:
Si le papier fut bon, en résumé la côte,
Le nouvel exemplaire accusa des défauts.
Les contraires s'attirant, et les hommes trop bons.
Ne voulant contrarier la créature nouvelle,
Ils croquèrent la pomme, croyant qu'elle était bonne
Le malheur était là !
Derrière des arrondis attirants à l'extrême,
Il y avait, cachés, de multiples pépins !
C'est la raison lointaine et trop injustifiée
Qui a fait de la pomme un fruit depuis maudit.
On lui reproche encore et ce depuis la bible,
D'avoir privé les hommes de vivre en paradis.
Si la pomme est coupable, elle ne l'est qu'a moitie
Les femmes doivent aux hommes un autre paradis.
EXISTER
Avec les mots les sons les images et les voix
Je ne vis que l'instant et ne fait qu'exister
Je peux les écouter les voir et les entendre
Occuper tout l’espace et l'illusion du temps
Mais si le temps est sable et l'homme que poussière
La phrase qui les porte peut durer davantage
Lorsque le mot choisi porte en lui une idée
Nouvelle et jamais dite de la même façon
Une chance est offerte de prolonger la route
Et de pousser l'espoir par de là l'horizon
L’idée serait ainsi en prolongeant l'espoir
De trouver à la joie l'appui de la raison
Difficile à savoir qu'elle est entre les mots
Qui voudraient la traduire le plus juste des mots
Et l'impression fugace d'être aujourd'hui vivant
Est capable avec lui difficile à trouver
De vivre davantage notre joie d'exister.
LLLE SAPIN
Comme un jeune sapin sur le bord du rocher
Qui se réjouit enfin de connaître l'orage
Dont les branches s'émeuvent au passage du vent
De l'espoir qu'elles ont d'en saisir le secret
Ainsi quand je t'ai vue pour la première fois
De chacun de tes gestes de chacun de tes mots
J'aurai voulu garder un peu toute ma vie
Mais le vent était jeune indiffèrent pressé
Et le jeune sapin il a déraciné
Et toi qui voulait vivre à portée d'une voix
Il faut que tu voyages pour savoir l'oublier
Apres chaque tournant l'horizon est nouveau
L'arbre que tu aimais est maintenant brûlé
Les fleurs du souvenir seront alors fanées
Aussi beau aussi grand que l'était le premier
Lorsque tu reviendras un autre aura poussé
Mais dieu qu'il était beau cet arbre
Et puis combien je l'aime encore.
Toussaint
Lorsque je parle à Dieu je parle à ceux que j’aime
A ceux que j’ai aimés et qui depuis sont morts
Si Dieu est juste bon lorsque l’homme est cruel
Et puis seulement juste lorsque le droit s’absente
Il n’est que le soleil qui traverse la pluie
Et le jour qui renaît pour oublier la nuit
Il est seule présence lorsque le monde est vide.
Lumière des étoiles dans le ciel sans limites.
Il est source oasis dans le désert aride.
Il est feuille au printemps habillant la brindille.
Il est fleur colorée en promesse fragile
En attente du fruit promis pour l’avenir.
Les chants de la Toussaint en honorant les morts
Refusent que des voix à jamais se soient tues.
Que des mots prononcés à jamais soient perdus
Que des yeux si vivants à jamais soient fermés.
Dieu est né de l’espoir, de celui que des fleurs.
Puissent dire à des morts le refus de l’oubli.
EXTRAIT FIDELE DE LA BIBLE
Dieu se trompa deux fois : ses débuts étaient bons
Il avait créé l'homme après le paradis,
L'ordre régnait partout. ainsi que le bonheur;
Il eut peur que l'ennui n'altère son chef d'œuvre,
Et ne sut résister à l'envie de créer :
Adam conçu sans femme, tout de suite après l'ange,
A conservé pour lui la précédente image !
Voyant sa réussite douée de perfection,
A partir de la côte, Dieu fit photocopie:
Si le papier fut bon, en résumé la côte,
Le nouvel exemplaire accusa des défauts.
Les contraires s'attirant, et les hommes trop bons.
Ne voulant contrarier la créature nouvelle,
Ils croquèrent la pomme, croyant qu'elle était bonne
Le malheur était là !
Derrière des arrondis attirants à l'extrême,
Il y avait, cachés, de multiples pépins !
C'est la raison lointaine et trop injustifiée
Qui a fait de la pomme un fruit depuis maudit.
On lui reproche encore et ce depuis la bible,
D'avoir privé les hommes de vivre en paradis.
Si la pomme est coupable, elle ne l'est qu'a moitie
Les femmes doivent aux hommes un autre
Aimer
Il existe un droit sans frontières
D'aimer le bois, d'aimer la pierre,
D'aimer les arbres, les oiseaux
Et les étoiles, le ciel et l'eau.
D'aimer la ligne, et la couleur
D'aimer la joie, et le bonheur,
Encore faut-il, le et le pouvoir
Savoir aimer, et le vouloir.
Il est un temps, ou chaque vie
Aime facile, tout à l'envie,
Et puis le soir, lorsqu'il s'approche.
Repousse au loin ce qui est proche
Le passé pèse sur le présent
Rend difficile, d’aimer autant
Mais Dieu merci, après l'hiver
Apres le froid, après l'enfer
Vient le printemps, et ses odeurs,
Et ses espoirs, et ses bonheurs