suite construire

Publié le par paul vidal

POURQUOI

 

 

 

 

Solitude infinie des pourquoi sans réponse

Du monde de l'esprit tristes immensités,

Contre ton désarroi nous cherchons en ce monde

Le bien fragile écran de l'humaine amitié.

Autour de notre vie, il faut que se rassemblent,

Pour mieux la protéger, nos espoirs et nos joies.

Il nous faut oublier ce qui était hier

Si nous voulons revivre une sincérité.

Amour toi qui nous mets dans les yeux une flamme,

Et Dieu toi qui promet après la mort une âme,

Dans le chaos du monde vous êtes l'unité

Vous n'êtes qu'un désir secret d'éternité.

Dans cette nuit profonde il nous reste l'espoir

Qu'une main peut suffire à nous ouvrir les cieux

 

 

Contradictions

 

 

Moitié chair et moitié rêve Moitié neige et moitié boue

Rester debout être de boue, de boue de rêve en même temps

Impitoyable de pitié et généreux de charité

Empli de force et de faiblesse mêlant la joie et la tristesse

Passer la nuit guetter le jour avec l’espoir comme lumière

S’établissant en joie première pour attacher solidement

Morceaux brisés de la mémoire

Comme musique portant les mots comme la mer portant bateaux

Les nuages chargés de pluie lavent la terre portent la vie

Poussés par l’air en espérance depuis la mer vers le désert

Pour en gommer la différence comme l’amour par sa présence

Porte la vie en solitude pour en chasser la différence

Y établir nouvelle envie

 

 

Vagabondages

 

 

La vie cadeau la vie misère je vais ailleurs je reste ici

Je dis malheur je dis merci la terre trop grande moi trop petit

Le ciel tout bleu le ciel miracles remplit les yeux remplit le cœur

Et sur la terre tous les oracles promettent joies et tous bonheurs

L'espoir tout proche et Dieu si loin pour les unir même besoin

Entre les dieux le choix est grand suffit de croire savoir attendre

Mais oublier ceux qui sont proches ceux que l'on touche ceux que l'on voit

Lâcher les mains quand ils se noient et les chasser de la mémoire

Ne peut se faire qu’avec l’espoir

 

 

 

SEMBLABLES

 

 

Une note et un mot s'en allaient de concert

Le mot cherchait l'idée,la note une harmonie

Ils se savaient trop seuls, se savaient impuissants

Le mot dans une foule ne sait trouver sa place

Il regarde chacun cherche une ressemblance

Un mouvement de peau sur les traits d'un visage

Une lueur fugace dans l'instant d'un regard

Le mot peut résonner dans l'oreille attentive

Etre chargé de sens, devenir une note

Qui répète le thème fidèle d'un espoir

Dans les replis secrets d'une mémoire lointaine

Il garde son pouvoir de réveiller le temps

Les autres mots ensuite peuvent s'accumuler

Pour effacer sa trace et pour le submerger

Mais il restera là, toujours à la surface

Comme l'homme cherche un Dieu, pour justifier sa vie

La musique et la phrase fabrique une chanson

Comme l'homme et ses Dieux espèrent en religion.

 

 

CROIRE

 

 

Lorsque tu dis je crois, l'écho réponds espère

La vérité s’installe entre ces deux appels

Le dieu voulu par tous se cache derrière les mots

Ses contours incertains favorisent la foi.

L’obligation d'instinct gourmand de certitude

Aménage les doutes pour construire un présent

Les règles du vivant en constante apparence

Doivent se concilier à la marche du temps

Et l'esprit en recherche d'une unité logique

Capable d'associer le futur au passé

Attribue au présent afin de le mieux vivre

L’existence d'un Dieu et juste et bienveillant.

 

 

 

DEMAIN

 

 

 

Lorsque les os usés d'avoir couru le monde,

Je verrai poindre au loin la vieillesse figée,

Je   superposerai   la   nature   féconde

A chacun des regards de mes yeux fatigués.

Le souvenir ancien de mes joies moribondes

Adoucira, j’espère, ma  vieillesse esseulée

Et dans ce face à face entre moi et le monde,

La place sera grande si dieu ne vient combler.

Et  le  père  et  la mère  et les amis aimés,

Et  la femme par qui la vie fut prolongée,

Disparus depuis lors que deviendra le lien

Entre moi et les êtres, entre moi et les choses.

Avant  que  sur mes os la terre enfin ne pèse,

Pour  les si nombreux jours qui font l'éternité,

C'est là tout le désordre qu’il nous fait accepter

Pour que la vie soit mort et que la mort soit vie

 

 

 

APRES

 

 

 

Si je deviens une herbe folle

Sur le bord d' un chemin fleuri

Que Dieu me laisse la parole

S'il veut encore que je le prie

J'aurai peut-être alors le temps

Si trop l'hiver ne me meurtrit

De regarder passer le vent

Si dans la plaine je grandis

Si dans mes yeux la pluie ne coule

Que l'horizon ne s'obscurcit

Verrai-je les fleurs en foule

Se balancer disant merci

Les oiseaux porteront message

Depuis la terre au paradis

Que je promets de rester sage

Pourvu qu'amour reste permis

Le soleil je veux en partage

Qu'il soit le soir qu'il soit midi

Je ne peux supporter nuages

Je n'ai que trop connu la pluie

 

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Publié dans poesies

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