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Auto psy
Les images et les mots rangés dans la mémoire
Sont le tissu vivant de chaque vie réelle
Ils ne parviennent par séparés l'un de l'autre
À l'extrême les doigts au lointain des regards
Depuis les origines au plus profond du temps
Ils vivent le passé jusqu'au bord du présent
Les objets prennent place dans ce vocabulaire
Muets et immobiles dans la simple apparence
Mais le fait d'exister en même ressemblance
Nous unit au passé au-delà des distances
La lumière aveuglante qui inonde le monde
De la feuille fragile à la mer profonde
En dépit des espoirs insensés de la vie
S’écrasant sans pardon depuis la nuit des temps
Oblige la logique a accepter le doute
La poursuite incessante d'une sincérité
Équivalente exacte à la beauté du monde
Condamne ce dialogue hanté de perfection
Au contraste éternel du jour et de la nuit
La distance insondable séparant l'un de l'autre
Qui sans Dieu établi en vérité première
Condamnera chacun à vivre le néant.
Jour et nuit
Les yeux sont trop petits quand le soleil se lève
Quand la lumière occupe chaque coin d'horizon
Les fantômes du soir comme de mauvais rêves
Se dispersent soudain vaincus par la lumière
Le poids du noir épais faisant de chaque oiseau
Un orphelin de voix un aveugle des yeux
Les bruits amis du jour et les voix de la vie
Emplissent à nouveau tout l'espace et le temps
Le ciel d e la nuit fait de lune et d'étoiles
Agit comme un sommeil préparant le réveil
Change les formes en ombres et les bruits en murmures
Modifient les distances et les rend incertaines
Le monde des étoiles de jour s i éloigné
Reprend son importance rapproche le mystère
La vérité du jour et celle de la nuit
Sont la lumière et l'ombre de chacun d'entre nous
La pierre au soleil
La pierre sans soleil et l’homme sans un Dieu
Se ressemblent beaucoup dans leur univers froid
La pierre de la nuit dans l’attente de l’aube
Est morte pour les yeux et froide pour la main
Elle existe pourtant mais le néant des sens
La prive d’exister pour meubler notre vie
Le souvenir inscrit en chemin de mémoire
Nous la rend en présence identique à demain
Ainsi de toute vie entre joie et tristesse
Le temps en s’écoulant se révèle multiple
Deux tiède à implacable le soleil de même
Partagera la vie au gré de son pouvoir
SKI
Face à la pente ou dérapage
Sur cette neige les yeux baissés
Tirer un trait sans rien penser
Depuis sommet jusqu'à vallée
Des sapins blancs des sapins noirs
Sur les deux bords montant la garde
Comme un oiseau comme une image
Voler sur terre et sans dommage
Courir plus vite et sans compter
Vers le futur loin du passé
En équilibre ne pas peser
Avec le vent pour tout bagage
Plein de lumières et de silence
Quitter le lourd vers le léger.