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Publié le par paul vidal

 

 

Auto psy

 

 

Les images et les mots rangés dans la mémoire

Sont  le  tissu vivant de chaque  vie   réelle

Ils ne parviennent par séparés l'un de l'autre

À l'extrême les doigts au lointain des regards

 

Depuis les origines au plus profond du temps

Ils  vivent le  passé jusqu'au bord du  présent

Les objets prennent place dans ce vocabulaire

Muets et immobiles dans la simple apparence

Mais  le  fait d'exister en même ressemblance

Nous  unit  au  passé   au-delà  des   distances

 

La lumière aveuglante qui inonde le monde

De  la  feuille  fragile  à  la  mer profonde

En  dépit  des  espoirs  insensés  de  la vie

S’écrasant sans pardon depuis la nuit des temps

Oblige  la  logique  a accepter  le  doute

 

La  poursuite  incessante  d'une  sincérité

Équivalente exacte à la beauté du monde

Condamne ce dialogue  hanté de perfection

Au  contraste  éternel  du jour  et de la nuit

La distance insondable séparant l'un de l'autre

Qui  sans  Dieu  établi  en  vérité   première

Condamnera   chacun  à  vivre  le  néant.

 

Jour et nuit

 

 

Les yeux sont trop petits quand le soleil se lève

Quand la lumière occupe chaque coin d'horizon

Les fantômes du soir comme de mauvais rêves

Se dispersent soudain vaincus par la lumière

 

Le poids du noir épais faisant de chaque oiseau

Un   orphelin de voix   un aveugle des yeux

Les bruits amis du jour et les voix de la vie

Emplissent à nouveau tout l'espace et le temps

 

Le  ciel  d e la nuit fait  de lune  et d'étoiles

Agit comme un sommeil préparant le réveil

Change les formes en ombres et les bruits en murmures

Modifient  les distances  et  les  rend  incertaines

 

Le  monde  des  étoiles  de jour  s i éloigné

Reprend son importance rapproche le mystère

La  vérité  du  jour  et  celle  de  la  nuit

Sont la lumière et l'ombre de chacun d'entre nous

 

 

La pierre au soleil

 

 

La pierre sans soleil et l’homme sans un Dieu

Se ressemblent beaucoup dans leur univers froid

La   pierre  de la nuit dans   l’attente  de l’aube

Est morte pour les yeux et froide pour  la  main

 

 

Elle existe pourtant mais le néant des sens

La  prive  d’exister pour meubler notre vie

Le  souvenir  inscrit  en chemin de mémoire

Nous la rend en présence identique à demain

 

 

Ainsi de toute vie entre  joie et tristesse

Le temps en s’écoulant se révèle multiple

Deux tiède à implacable le soleil de même

Partagera  la vie  au gré  de  son pouvoir

 

 

SKI

 

Face  à  la pente  ou  dérapage

Sur cette neige les yeux baissés

Tirer  un  trait  sans  rien  penser

Depuis  sommet jusqu'à vallée

 

Des sapins  blancs  des sapins noirs

Sur les deux bords montant la garde

Comme un oiseau comme une image

Voler  sur  terre  et  sans  dommage

 

Courir plus vite et sans compter

Vers  le  futur  loin  du  passé

En   équilibre  ne  pas   peser

Avec le vent pour tout bagage

Plein de lumières et de silence

Quitter  le  lourd  vers  le  léger.

 

 

 

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Publié dans poesies

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